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La Bible et les Saints en peintures
 
Que l'on soit Chrétien ou non, la Bible a influencé de nombreux artistes. Les scènes biblique ont été durant plusieurs siècles très en vogue. C'est d'ailleurs au travers les tableaux religieux que la peinture a évolué. Les scènes religieuses étaient parfois devenues un pretexte au peintre pour représenter des corps nus, parfois sensuels, exaltés...

 

Dieu:

 

    La Bible proscrit formellement toute figuration de l'Eternel. "Tu ne peux voir ma face, car  l'homme ne saurait me voir, et vivre" dit le Seigneur à Moïse. A l'époque paléochrétienne, les artistes n'évoquent Dieu que de manière indirecte, à l'aide de signes, sans jamais en donner de représentation figurée. On utilise ainsi le Buisson ardent, ou la colonne de feu qui précéda les Hébreux dans leur marche vers la terre  promise.

Le triangle

    On a recours au triangle équilatéral, qui peut-être associé au monogramme du Christ, ou au signe alpha-oméga. A partir de la fin du moyen-âge, il symbolise souvent la Trinité, mais on le retrouve à la fin du XVIème et au XVIIème siècle avec son sens ancien: le nom de Dieu est alors écrit en caractère hébraïques au centre du triangle. Au XVIIIè siècle, l'oeil de Dieu remplace souvent l'inscription hébraïque.

La main de Dieu

    Un autre signe est utilisé jusqu'à l'époque moderne pour signifier la toute puissance de Dieu: c'est la Main de Dieu qui sort des nuages. Elle apparaît dans l'offrande d'Abel à Caïn; dans la scène de l'ordre donné à Noé de construire l'Arche; dans celle du sacrifice d'Isaac; lors du don des Tables de la Loi à Moïse. Elle bénit enfin Jésus au jardin des Oliviers, apparaît au Golgotha, et lors de l'ascension.

Pape ou Empereur

    A la fin du Moyen Age(fin XIVè-XVè siècle), le patriarche divin est assis sous un dais. Il est coiffé de la couronne impériale ou plus souvent d'une tiare à cinq couronnes. Il porte à la main un globe surmonté d'une croix.

 

Les Anges:

    Les anges, aux premiers siècle, n'ont pas d'ailes. Ils se distingunent des simples mortels par le nimbe qui entoure leur tête. Le premier ange ailé apparaît au VIè siècle (abside de l'église Sainte-Pudentienne à Rome), il est le seul ange nu de l'art paléochrétien. Dès lors, les anges portent la plupart du temps des ailes. A partir du XIIè siècle, ils s'animent. Au XIIIè siècle, dans les sculptures des cathédrales, les anges ont des traits conformes au canon de la beauté juvénile gothique.

Ange au sourire de Reims

Le type des anges présentés sous l'aspect d'enfants apparaît alors.

portail de la cathédrale de Senlis, v. 1200

Sous l'influence des "putti" de l'Antiquité, Giotto peint des anges-enfants nus. Au XIVème siècle, les artistes Italiens
 représentent des têtes d'anges ailées d'après des motifs antiques. De plus en plus de vivants aux approches de la fin du Moyen-Age, ils sont mis au service des princes et de la monarchie capétienne, pour soutenir les blasons porteurs d'armoiries (les fleurs de lys pour les rois de France).

L'esprit profane de la Renaissance fait apparaître des anges de plus en plus gracieux, aux figures de jeune fille, à moins que leurs traits ne procèdent du canon de la beauté des éphèbes de l'Antiquité gréco-romaine. Aux XVIIème et XVIIIème siècles, cette tendance s'accentue, et l'on voit se répandre le type de l'ange gardien.


 

 

 

 

 
     
         

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