Francis Bacon:
En 1945, Francis Bacon expose un triptique: Trois Etudes de personnages au pied d'une crucifiction, qui traite violemment du sacré et du cri humain. Cette toile est la première d'une longue série où il fixe des personnages écorchés qui hurlent une angoisse existencielle. Ses figures sont rouge sang ou couleur de chair, s'agitent, se tordent, s'enroulent comme des foetus sur de maigre fond à-plats.
Propos de l'artiste:
"Vous savez, pour moi la peinture est un accident. Je la conçoit, mais je n'arrive presque jamais à ce que j'avais prévu. elle se transforme elle-même. En fait, je sais rarement ce que sera la toile et beaucoup de choses se produisent par accident, parce que cela devient un procédé de savoir quel élément de l'accident je vais choisir de préserver".

Francis Bacon, "Trois études de personnages au pied d’une crucifixion", 1944
Triptyque, huile et pastel sur isorel, chaque panneau : 94x74 cm
Londres, The Tate Gallery
Louise Bourgois:
En 1950, Louise Bourgeois est l'un des premiers artistes à construire des installations. Elle assemble des totems de bois peint, puis des paysages-tannières de latex et de plâtre. Ses objets sont propos autobiographiques: "Je souffre, donc je veux parler", "Pour moi, la sculpture est le corps, mon corps est ma sculpture". Elle se donne le droit de "tout couper et de tout rapapilloter".

Louise Bourgeois
London
Tate Modern
Robert Combas:
Depuis le début des années quatre-vingt, Robert Combas peint all-over, jusqu'à saturation de l'espace de la toile, et cerne de noir des figures hypercolorées. Il monte l'irrépressible, la profusion jouissive, jaillissante. Son travail "vient de la caricature", des images des magazines, de la BD, du rock, mais s'inspire également de l'histoire de l'art et des traditions religieuses. Il peint des batailles et des fresques historiques, des légendes bibliques, des érotiques, un quotidien presque autobiographique.

Robert Combas
"le retour du magicien"



